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La crise que traverse actuellement le monde musulman semble mener à un constat amer : il semble en effet que les énergies engagées par les intellectuels musulmans du monde entier soient consacrées à réparer ce qui ne va pas dans le monde islamique plutôt qu’à participer aux efforts de progrès dans le monde. Dit autrement, la révélation islamique semble ne pas réussir à retrouver de rôle moteur et semble plus faire l’objet d’interprétations allant parfois jusqu’à l’interpré-torsion pour sauver les meubles.

Je souhaite partager un ressenti très personnel à propos d’un article que j’ai lu sur le site oumma.com. Par avance je tiens à vous dire que je viens en paix ? je sais qu’il y a beaucoup de sensibilités différentes, j’espère que cela engendrera une discussion riche et amicale.

Aux Etats Unis, une affiche fait la promotion d’une association d’ex-musulmans. Jusque là, rien à signaler. Mais pour Oumma apparemment, c’est un scandale et un message de haine. Et l’article de ponctuer sur "L’islam l’emportera toujours Subhana Allah, car il nous commande de réaliser de bonnes actions".

Je partage avec vous cet entretient de HuffPost-Algérie avec Hugh Roberts, chercheur et historien britannique, auteur de multiples ouvrages sur l'organisation sociale et politique berbère, où il discute de l'idée assez répandue en occident et au maghreb comme quoi les kabyles seraient plus compatibles avec les piliers de la modernité, dont la démocratie, puisque leurs ancêtres échappaient à l'emprise anthropo-culturelle d'un islam qui serait aliénant.

Cet article a été écrit pour le n° 26 de la revue de la Fondation Internationale Oasis, Musulmani, fede e libertà (Musulmans, foi et liberté), paru en février 2018.

Au début du mois d’octobre 2010 se tenait la session d’ouverture du forum culturel du Haut conseil aux affaires islamiques d’Égypte. Muhammad ‘abd-al-Ghanî Châmah[1], conseiller à la culture du ministre des cultes, y rendait un avis consultatif (fatwâ) selon lequel la religion relevait d’un choix personnel, libre, et que l’État devait garantir le libre exercice de cette liberté en s’interdisant d’exercer une quelconque contrainte sur les gens dans ce domaine.

Suite à la publication de l’article de Yahya Bonaud dans le groupe LDC en mars 2019 (sous le titre de « Fais monter la sauce comme tu peux »), dans lequel dans un style pamphlétaire et sarcastique, était mis en question les démarche et méthode hypercritiques de certains arabisannts (« bédouinisants ») se basant sur les sciences humaines et sociales pour déconstruire le récit traditionnel des premiers temps de l’islam, en particulier le nombre des cinq prières canoniques, s’en est suivie une « correspondance » sous forme de commentaires sous le poste publié dans le groupe, entre l’auteur de l’article et l’islamologue Hicham Abdel Gawad, membre actif du groupe et l’auteur de l’article.

L’aspiration révolutionnaire semble être étrangères aux exigences religieuses traditionnelles chiites duodécimaines. L’image du fidèle doit en effet trouver son incarnation politique dans la figure de l’oppressé, le sujet soumis à une autorité humaine arbitraire, et ce, jusqu’à temps que Mahdi, le douzième Imam ne vienne, lui, opérer une révolution au détriment de la décadence et des dominations. Alors comment expliquer ce rapprochement entre la philosophie profondément religieuse chiite de Mollâ Sadrâ Shirâzi , et l’aspiration révolutionnaire ?

«- Chais pas si je l’aime…
-Tu dois l’aimer… ! Les musulmans aiment le prophète. »
Je me suis demandé comment, dans cette cuisine de mes 7 ou 8 ans.
Je venais de questionner ma mère sur le prophète Muhammad, et elle m’avait qu’il fallait l’aimer.
L’aimer lui, bien sûr, sa famille aussi…l’aimer plus que les gens que j’aimais.
Cela lui semblait simple.