Propédeutique à l’étude d’un manuscrit arabe du XVIIème siècle

Les cinq premiers imams du chiisme, peinture issue d’un Zoubdat al-tawarikh, Empire ottoman, XVIe siècle, Istanbul, musée de Topkapı © Roland and Sabrina Michaud / akg-images

Islamologie
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Dans un texte paru en 20171, il nous avait été donné de mettre en exergue les points de concordance et de discordance entre les traditions sunnite et chiite sur la question de la succession du Prophète de l’islam. L’accent avait été mis sur la traduction d’un certain nombre de textes du corpus proto-duodécimain, qui montrent, non sans véhémence, la volonté de ses auteurs d’affirmer la légitimité des revendications chiites ainsi que la continuité du message des Imāms au fil des générations. L’on propose ici d’aborder les choses un peu différemment, en ne se contentant plus uniquement d’une approche bibliographique. En effet, la mise en ligne cette année d’un manuscrit du XVIIème siècle permet d’appréhender les sources du chiisme avec un autre regard. C’est justement ce que l’on invite à étudier.


Description et filiation du manuscrit

La notice du ms. qu’il est question de traiter ici, référencé à la Bibliothèque Nationale de France sous la cote Arabe 20182, indique un contenu de 257 feuillets, de 25 lignes chacune, dont les dimensions sont de 28×17 centimètres. Son copiste, Muḥammad b. Yūsuf al-Dimyāṭī, probablement du Nord de l’Égypte à l’origine (comme son patronyme laisse supposer), est inconnu des ouvrages prosopographiques. On ne pourra donc en dire davantage sur lui. Il semble en tous cas avoir achevé sa rédaction aux alentours de 1675, selon les notes de Joseph Ascari [Catalogues des manuscrits hébreux, syriaques, arméniens, arabes, persans, turcs, grecs et latins de l’Ancien Régime (71, f. 76-93)]. L’auteur de l’ouvrage en question, les ‘Uyūn aḫbār al-Riḍā, est comme on le sait le šayḫ al-Ṣadūq, autrement dit Abū Ǧa‘far Muḥammad b. ‘Alī Ibn Bābūyah al-Qommī (m. 991 / 381 h.). Cependant, un autre texte y est accolé, laissant présumer que les deux auraient été du même auteur (voir Annexe 1).
L’information n’est que très partiellement exacte.
Le premier à avoir relevé cette confusion il y a deux ans, sur un manuscrit de la collection de De Slane, est le spécialiste du chiisme duodécimain Hassan Ansari, dans son ouvrage L’Imamat et l’Occultation selon l’imamisme3. Ledit manuscrit était daté de la même période, à savoir de 1086 de l’hégire, mais n’avait pas le même copiste (Muḥammad b. Ibrāhīm b. ‘Abdallāh pour sa part) et n’appartenait pas non plus à la même collection. Celui-ci est répertorié dans le catalogue de l’orientaliste Georges Vajda4.

Quoiqu’il en soit, l’important réside dans le fait que la section qui concerne le présent article, à savoir l’ouvrage intitulé Nuṣūṣ ‘alā-l A’immat-il itnay ‘ašar, les Textes relatifs aux douze Imāms, n’est pas d’Ibn Bābūyah lui-même, mais plutôt de son disciple Abū-l Qāssim ‘Alī b. Muḥammad Ḫazzāz al-Qommī (2nde moitié du 4ème siècle de l’hégire). Selon l’auteur des Biḥār al-anwār, Muḥammad Bāqir al-Maǧlissī (1037-1111 h.), contemporain du copiste de Damiette, un écrit du même nom aurait été en sa possession, et dont l’auteur aurait été Ibn Bābūyah5. Toutefois, le texte semble aujourd’hui disparu. Il s’avère donc compliqué, en l’état, de statuer sur la véracité de l’information et surtout sur la concordance dudit texte avec celui qu’on a entre les mains. D’autant que le šayḫ al-Ṭūsī (385-460) ne déclare rien dans son Fihrist qui pourrait porter à croire les déclarations de Maǧlissī, alors qu’il s’était pourtant fait disciple du šayḫ al-Mufīd (338-413), lui-même disciple direct d’Ibn Bābūyah6.

Toujours est-il qu’ici, l’auteur demeure Ḫazzāz al-Qommī, pour la simple raison que le ḥadīt, ou récit traditionnel, qui inaugure l’ouvrage des Nuṣūṣ (folio 209a), débute par la mention « ḥaddatanā šayḫanā Muḥammad b. ‘Alī… », en l’espèce le šayḫ al-Ṣadūq. Il ne peut de facto s’agir de son ouvrage à lui, mais bien de celui de son élève pour qui il fut le rapporteur principal. De plus, lorsque l’on compare le contenu et la structuration des chapitres, il est en tout point identique à la Kifāyat al-atar fī-l naṣ ‘alā-l A’immat-il itnay ‘ašar dudit élève. Par conséquent, le K. al-Nuṣūṣ dont il est question en fin de manuscrit, qui est aussi connu chez certains sous le nom de Kifāyat fī-l nuṣūṣ7, fait bien référence à celui qui est aujourd’hui édité en tant que Kifāyat al-atar. Les choses étant ainsi posées, intéressons-nous désormais aux codex disséminés ailleurs dans le monde musulman, qui ont justement permis ses éditions imprimées.

Dans celle de Qomm (1430 q.), sur laquelle on s’appuiera, l’éditeur mentionne les copies qui lui ont servi de point d’appui pour présenter un texte plus ou moins conforme à l’original.

  • Deux sont plus récentes que la nôtre. Elles sont datées de 1107 de l’hégire pour celle de la Bibliothèque Nationale d’Iran (n° 4/1867), et de 1280 pour celle de la Bibliothèque de l’Ayatollah seyyid al-Mar‘ašī al-Naǧafī à Qomm. Pour cette dernière, il s’agit de la copie du célèbre traditionniste Mirzā al-Nūrī al-Ṭabarsī (1245-1320) qu’il a rédigée de sa main.

  • Une est exactement de la même année, c'est-à-dire de 1086, le copiste étant par contre un autre, Mu’min b. ‘Abd al-Ǧawād al-Kāẓimī est-il dit. Celle-ci se trouve également à la Bibliothèque de seyyid al-Mar‘ašī. 

  • Trois autres sont plus anciennes. La première se situe à la Bibliothèque de Shiraz (n° 260) et datée de 1063. L’autre se trouve à la Bibliothèque de Fāḍil al-Ḫwansārī (n° 19), près d’Ispahan, et date de 872. Enfin, la dernière est répertoriée dans la Bibliothèque de seyyid Ǧalāl al-Dīn al-Urmawī à Téhéran, datée de 931, et recopiée par Tāǧ al-Dīn b. ‘Abdallāh b. Sulaymān à partir d’un exemplaire appartenant au šayḫ Aḥmad al-as‘ad Ǧamīl b. Hilāl, lui-même se basant sur une copie d’une copie d’un manuscrit datant de 404 de l’hégire.

En somme, il n’existe pas à notre connaissance de manuscrit autographe du šayḫ Ḫazzāz al-Qommī, mais seulement des copies que ses élèves ont diffusées. Environ deux siècles après, il est dit que son ouvrage Kifāyat fī-l nuṣūṣ était largement passé à la postérité. Les théologiens Ibn Šahr Āšūb (488-588), seyyid ‘Abd al-Karīm Ibn Ṭawūs (648-693) et al-‘allāma al-Ḥillī (648-726) déclarent à ce propos que les chaînes de transmission étaient à cette époque extrêmement connues dans le monde chiite8. Par conséquent, s’il y avait eu des falsifications grossières de l’ouvrage, la chose aurait rapidement été remarquée. Pour s’en convaincre, il suffit d’ailleurs de remonter une ou deux générations avant l’auteur et d’examiner les livres de ses enseignants, ou même à certains égards de ses contemporains, qui rapportent en substance un corpus de traditions identique.

Contexte de rédaction des Nuṣūṣ

En ce qui les concerne, il peut tout d’abord être évoqué le traditionniste Muḥammad b. Ǧarīr Ibn Rustam al-Ṭabarī (m. 358), surtout connu pour son Mustaršid. Le but avoué de ce livre était de mettre en exergue la légitimité de l’Imām ‘Alī b. Abī Ṭalīb en tant que successeur du Prophète, en reprenant l’ensemble de ses dires et de ceux de ses compagnons sur le sujet. Toutefois, l’ouvrage le plus remarquable en regard de cette étude, reste incontestablement les Dalā’il al-imāmat. Ledit ouvrage reprend partiellement la vie de chacun des onze descendants de l’Imām ‘Alī, en mettant un point d’honneur sur la réalité de l’existence du dernier des Douze, l’Imām Mahdī b. Ḥassan al-‘Askarī, ainsi que sur son occultation. Il reste, encore aujourd’hui en milieux imamites, une référence en matière de traditions.

Dans une veine proche, il y a le šayḫ Ahmad b. Muḥammad b. ‘Ubaydallāh b. ‘Ayyāš al-Ǧawharī (m. 401). Il est l’auteur, entre autres livres, du Muqtaḍab al-atar fī-l naṣ ‘alā-l A’immat-il itnay ‘ašar, qui a également un dessein rhétorique affiché, en mettant en avant les hadīths du Prophète qui ont trait au nombre et aux noms de ses successeurs. Si l’on se réfère à l’édition de Qomm (p. 13-17, 1429 q.), il ne mentionne pas moins de 62 professeurs – qui sont autres qu’Ibn Bābūyah, et sur qui il s’appuie pour rédiger ce recueil. Ḫazzāz al-Qommī le cite à de nombreuses reprises comme étant l’un de ses dix transmetteurs.

Venons-en désormais au šayḫ al-Ṣadūq, qui est le principal informateur de notre auteur iranien. Le biographe al-Dahabī (673-748), qui montre une hostilité non dissimulée envers le chiisme en général, déclare quand même à propos d’Ibn Bābūyah, qui a la particularité d’apprendre aux côtés de savants sunnites, qu’« on le cite en exemple »9 en matière de théologie. D’ailleurs, l’un de ses enseignants, le šayḫ kubrāwī Ibrāhīm al-Ǧuwaynī (m. 722), pour qui il ne tarie pas d’éloges, rapporte un certain nombre de hadīths d’Ibn Bābūyah dans ses Farā’id al-Simṭayn. Ce qui permet peut-être de porter un regard éclairé, sinon différent, sur les maîtres imamites qui rédigent ses notices. Pour le moins, on peut dire que c’est un auteur relativement prolifique, puisqu’il a rédigé selon les avis, entre une quarantaine et plusieurs centaines d’ouvrages10.

Concernant les récits qui se retrouvent dans la Kifāyat d’al-Qommī, leur origine est indiscutée. Lesdits ouvrages d’Ibn Bābūyah, notamment ses Ḫiṣṣāl et Āmālī, et particulièrement son Kamāl al-Dīn wa tamām al-ni‘ma fī itbāt al-ġayba wa kašf al-ḥayra (voir Annexe 2), montrent assez clairement la filiation de l’élève. Sa volonté a en fait été de rassembler ce qui était épars chez lui, en y ajoutant en prologue la structure du Muqtaḍab al-atar d’Ibn ‘Ayyāš, créant ainsi un genre littéraire nouveau, à la fois traditionnel et rhétorique. Il faut dire, comme l’indique l’intitulé du Kamāl al-Dīn, que la littérature naissante avait pour but de mettre fin à la perplexité dans laquelle s’étaient retrouvés les Chiites de l’époque, suite à la « disparition sensorielle » du douzième Imām. Le style avait été amorcé par Ibn Bābūyah (père), autrement dit al-Ṣadūq Ier (m. 329), avec son livre al-Imāmat wa-l tabṣira min al-ḥayra et que son fils a finalement résumé selon sa propre méthodologie11.

La thèse centrale était de prouver, via une série de récits traditionnels, qu’il doit obligatoirement y avoir un Imām de la famille du Prophète présent sur terre, en tant que Pilier du Monde, même s’il ne devait rester que deux personnes à vivre dessus. En revanche, la désignation de cet Imām exclut catégoriquement toute succession entre frères (hormis Ḥassan et Ḥussayn), ou oncles, qu’ils soient paternels ou maternels. Aussi, l’imāmat de Muḥammad b. Ḥanīfa, de Ismā‘īl et de ‘Abdallāh b. Ǧa‘far est virulemment réfuté.

Rappelons furtivement que les deux Ṣadūq – comme on les appelle habituellement – ont un lien particulier avec le dernier Imām. Ibn Bābūyah, n’arrivant pas à avoir d’enfant, envoya une lettre à son troisième ambassadeur Abū-l Qāssim Ḥussayn b. Rūḥ al-Nawbaḫtī (m. 326), pour qu’il intercède auprès de Dieu en sa faveur12. Ce qu’il fit ; et c’est en cette raison que le shayḫ al-Ṣadūq dit fièrement qu’il était le fruit de la prière de l’Imām du temps13.

On attribue également une lettre au onzième Imām Ḥassan b. ‘Alī al-‘Askarī (232-260), à l’adresse d’Ibn Bābūyah, l’interpellant en tant que « faqīhī », « šayḫī » et « mu‘tamadī », c'est-à-dire en tant que son représentant au sein de la communauté chiite d’alors, afin d’exhorter ses membres à la patience, suite au « vide » apparent que laisserait l’occultation de son fils peu de temps après son décès14. On peut probablement trouver dans cette correspondance épistolaire la raison de la rédaction de son livre al-Imāmat wa-l tabṣira. C’est aussi peut-être là une explication de la différence de style littéraire avec le Kāfī de Muḥammad b. Ya‘qūb al-Kulaynī (m. 28 sha‘bān 329), décédé à peine une dizaine de jours après le dernier nā’ib de l’Imām, ‘Alī b. Muḥammad al-Samarrī (m. circa 15 sha‘bān 329), lui-même averti de son départ six jours avant, par lettre scellée de l’Imām15. Quoiqu’il en soit, ce qui convient de retenir dans ce qui vient d’être dit, est que les plus grands savants imamites, que l’on appellera dès lors duodécimains16, se sont mobilisés pour produire un corpus de textes remontant aussi bien aux Imāms des gens de la Demeure qu’au Prophète lui-même, dans le but manifeste de maintenir les adeptes dans la foi du chiisme originel.


Coup d’oeil sur le contenu du manuscrit

Etant donné que les informations contenues dans les Nuṣūṣ sont souvent répétitives ou parfois relativement longues, il ne sera question ici que d’un simple aperçu, sans aucune prétention d’exhaustivité. On fera systématiquement correspondre, pour des raisons pratiques, le hadīth qui se trouve dans le ms. avec son numéro dans la Kifāyat al-atar aujourd’hui édité, et on indiquera, autant que faire se peut, sa source dans les ouvrages de la génération précédente.

Fig. 1 – Folio 211ab – lignes 21-25(a) - 1-2(b)

Fig. 1 – Folio 211ab – lignes 21-25(a) - 1-2(b)

[…] D’après ‘Abdallāh b. Mass‘ūd, le Messager de Dieu dit : « Les Imāms après moi seront au nombre de douze ; neuf seront de la descendance de Ḥussayn et le neuvième d’entre eux sera leur Mahdī »17.

 

Fig. 2 – Folio 212a – lignes 1-8
[…] D’après Abī Sa‘īd al-Ḫudrī, le Messager de Dieu dit à Ḥussayn: « (Ô Ḥussayn) Tu es Imām, fils d’Imām et frère d’Imām. De tes lombes sortiront neuf Imāms purs, dont le dernier sera leur Qā’im »18.

Fig. 3 – Folio 210b – lignes 15-19
[…] D’après ‘Abdallāh b. ‘Abbās, le Messager de Dieu dit : « Moi, ‘Alī, Ḥassan, Ḥussayn et neuf de ses descendants sommes (complètement) purs et infaillibles »19.

 

Fig. 4 – Folio 214b – lignes 7-13

[…] D’après Salmān al-Fārisī, le Messager de Dieu dit : « Les Imāms après moi seront au nombre de douze, à l’instar des tribus d’Israël ». Il tapota ensuite sur le dos de Ḥussayn et poursuivit en disant : « De ses lombes sortiront neuf Imāms, et le neuvième d’entre eux sera leur Mahdī. Il remplira la terre de justice et d’équité de la même manière qu’elle aura été remplie d’injustice et d’inéquité. Malheur à celui qui les fâche !... »20.

Fig. 5 – Folio 229a – lignes 10-15
[…] D’après le Prince des croyants ‘Alī b. Abī Ṭalīb, le Messager de Dieu dit : « Les Imāms après moi seront au nombre de douze. Le premier d’entre eux est ‘Alī b. Abī Ṭalīb et le dernier, le Qā’im. Ce sont (eux) mes vicaires, mes héritiers et mes successeurs. Ils sont la Preuve de Dieu vis-à-vis de ma communauté. Quant à ceux qui les suivent, ceux-là font (véritablement) partie des croyants. Tandis que ceux qui les renieraient, tomberaient (assurément) dans la mécréance »21.

Fig. 6 – Folio 254a – lignes 3-8
[…] Aḥmad b. Isḥāq, [proche compagnon du dixième et onzième Imāms], rapporte qu’il a entendu Abā Muḥammad al-Ḥassan b. ‘Alī al-‘Askarī dire : « Louange à Dieu qui ne m’a pas laissé quitter ce bas-monde sans m’avoir donné la chance de voir le Successeur [al-Ḫalaf (càd le Mahdī)] après moi, celui qui ressemble le plus au Messager de Dieu, tant dans son apparence que dans son éducation. Il sera préservé par Dieu pendant son occultation et en ressortira pour emplir la terre de justice et d’équité comme elle aura été remplie de justice et d’inéquité »22.

Idem in Ikmāl al-Dīn [Ms. « Arabe 1231 » (1066 h.), BnF]

Fig. 7 – Folio 108a – lignes 1-2

Fig. 8 – Folio 114a – lignes 14-18


A l’aune de ces quelques éléments, malheureusement trop succincts au vu du format, l’on peut quand même reconnaître que les auteurs qui ont été contemporains du début de la Grande Occultation, autrement dit du 4ème siècle de l’hégire, ont fait preuve d’une volonté manifeste de clarification du dogme des Imāms vis-à-vis de la communauté chiite, dont les membres commençaient à douter de la longévité, et même de l’existence, du fils de Ḥassan al-‘Askarī. Le ms., ainsi que les textes qui justifient les dires qu’ont reçus en héritage leurs auteurs, montrent assez clairement la concordance des informations et donc une forme, ou tout au moins un fond, d’authenticité de la tradition qu’ils mettent en évidence. Dans l’idéal, il aurait été préférable de pouvoir étudier les manuscrits autographes des contemporains des Imāms ou des Imāms eux-mêmes. Force est de constater qu’à notre connaissance, ils n’existent pas ou sont que très parcellaires. Par voie de conséquence, comme dans toute approche qui se veut un minimum rationnelle, un devoir de vigilance doit rester de mise avant de statuer sur la véracité ou la fausseté d’un dogme ou d’un autre.

Annexe 1
Ḫazzāz al-Qommī Kitāb al-Nuṣūṣ ‘alā-l A’immat-il itnay ‘ašar
Cote BnF « Arabe 2018 »


Premières pages du livre


Dernières pages du livre


Annexe 2
Ibn Bābūyah al-Ṣadūq II Kitāb Ikmāl al-Dīn wa tamām al-ni‘ma fī itbāt al-ġayba wa kašf al-ḥayra
Cote Bnf « Arabe 1231 »23


Couverture cartonnée et première page du livre



Copie exécutée par Ibn Ġiyāṯ al-Dīn Manṣūr Muḥammad Saʿīd al-Ḥasanī al-Ḥusaynī al-Wahhābī et achevée le 27 šaʿbān 1066 de l’hégire (f. 196 v).

Dernière page du livre

 


1 Charlie Marquette, Les douze Imāms annoncés par le Prophète, Edilivre, 2017.