Notice sur Ibn al-Maġāzalī et son livre « les Vertus de ‘Alī b. Abī Ṭālib »

Islamologie
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Abū-l Ḥassan ‘Alī b. Muḥammad al-Ǧullābī, dit Ibn al-Maġāzalī, est un traditionniste iraquien, spécialiste de l’histoire de Wāssiṭ[1], sa ville natale, à l’est de Naǧaf et de Kerbalā’. On ne connaît pas précisément sa date de naissance ; l’on sait en revanche qu’il s’est noyé dans le Tigre, près de Bagdad, et y meurt donc, en 483 de l’hégire[2]. Ce fut un savant de rite šāfī‘ite (ou mālikite selon les avis) et de croyance aš‘ārite, surtout connu pour la rédaction d’ouvrages dans le domaine du ḥadīt. Un seul (sur les onze qu’il a écrits)[3] nous est parvenu à ce jour, celui des Manāqib ‘Alī b. Abī Ṭālib. Il est également présenté, selon les éditions, sous le titre de Manāqib Ahl al-bayt, puisqu’il traite en fin des qualités de Fāṭima, épouse de ‘Alī, et de leur deux fils Ḥassan et Ḥussayn. C’est celui qu’on s’apprête à présenter.

Ibn al-Maġāzalī, un savant méconnu

Disons peut-être encore quelques mots supplémentaires sur le personnage, car, en comparaison avec d’autres auteurs qui ont réussi à traverser les siècles, Ibn al-Maġāzalī reste assez méconnu, en dehors des grands experts de la discipline. Ce qui est finalement assez injuste, étant donné que la pérennité de son ouvrage est justement due au fait qu’il faisait autorité, lui, son père[1], son fils et ses petits-enfants, en exerçant le métier de juge dans la province de Wāssiṭ. Selon ce que révèlent les chaînes de transmission qu’il transcrit en tête de chaque ḥadīt, l’on sait qu’il apprit auprès de plus d’une quarantaine de professeurs et qu’il eut, d’après l’historien Sam‘ānī (506-562)[2], d’illustres élèves, dont des traditionnistes et des juges réputés du Moyen-Orient. Soulignons incidemment que Sam‘ānī est la principale source des théologiens qui lui succéderont.

L’historien Dahabī (673-748) rapporte que son fils, Abū ‘Abdallāh Muḥammad b. ‘Alī al-Ǧullābī  (457-542) dont Sam‘ānī fut le disciple[3], enseigna le Musnad des califes bien-guidés d’Ibn Sinān al-Qaṭān (m. 257)[4], et qu’il est jugé par ses pairs comme étant un transmetteur de confiance. Le biographe Ṣafadī (696-764), élève de Dahabī, s’aligne sur Ibn Naǧǧār (558-637) en disant qu’Ibn al-Maġāzalī (père) se trompait beaucoup et n’avait que peu de mémoire[5]. Et Ibn Taymiya (661-728) de surenchérir en réfutant catégoriquement sa légitimité, et en le traitant de menteur et d’inculte dans la science du ḥadīt[6].

Malheureusement, on ne saura jamais quels arguments les ont amenés à conclure à de tels jugements trois siècles après sa mort. Etait-ce à propos du contenu du livre qui l’avait fait passer à la postérité ou à cause des copies plus ou moins approximatives qui circulaient au décès de ses petits-enfants, comme le rapporte Baqillānī (500-593)[7] ? C’est probable, car sinon, comment expliquer qu’un enfant qui transmet les leçons de son père puisse être considéré comme un rapporteur autorisé, alors que le père, qui a un statut socio-religieux exactement identique au fils, est catalogué comme indigne de confiance ?

En tout état de cause, il est préférable, pour apprécier à leur juste valeur l’homme et ses écrits, de se référer à des contemporains qui ont fréquenté Ibn al-Maġāzalī et la ville dans laquelle il a évolué. L’on pense notamment au ḥāfiẓ Abū Ṭāhar al-Silafī (475-576) et à Ḫamīs al-Ḥawzī (447-510), son élève, qui se sont entretenus en l’an 500 (soit 16 ans après sa disparition) sur un certain nombre de questions, en particulier celles ayant à trait aux personnages qui ont marqué leur temps au sein de ladite localité. Ce dernier rapporte à ce propos qu’Ibn al-Maġāzalī était très connaisseur en matière de jurisprudence et de lois islamiques, et qu’il n’y avait pas une science qu’il ne maîtrisait en ce domaine. Ainsi, de nombreuses assemblées se réunissaient autour de lui, surtout lorsqu’il était question de parler du ḥadīt, et durant lesquelles il diffusait son savoir avec largesse. Il était en outre en charge des prêches hebdomadaires à la mosquée de Wāssiṭ et y dirigeait ensuite la prière[1].   

Quant aux motivations qui l’ont poussées à rédiger l’ouvrage des Manāqib Ahl al-bayt qui concentre ici notre attention, il indique en introduction qu’il espère que l’amour qu’il éprouve à l’égard des « Purifiées de la famille de Ṭa-Ha et de Yā-Sīn », comme il les appellent, puisse lui être profitable le Jour du jugement, et que ce travail en soit le témoin visible. C’est la raison pour laquelle il s’évertue à faire connaître leurs qualités, d’une part à travers ce qui est descendu dans le Qor’ān à leur sujet, et d’autre part selon ce qu’en a explicité le Prophète. C’est ainsi que, pour lui, l’on peut s’accrocher fermement au câble de Dieu, [en référence au verset 3 : 103[2]] ; voie qui reste la plus sûre et la plus droite en islam[3].

Les spécificités des Manāqib Ahl al-bayt

Avant d’entrer plus en profondeur dans le sujet, il semble nécessaire de situer cette production littéraire dans son temps et surtout de la comparer aux travaux qui l’ont précédée, pour voir en quoi celle-ci revêt un caractère particulier, qui mérite que l’on s’y arrête. Les récits prophétiques qu’Ibn al-Maġāzalī met en exergue sont très loin de faire exception dans le corpus sunnite du ḥadīt.

Des traditionnistes classiques tels qu’Ibn Ḥanbal (164-211) par exemple, dans le deuxième volume de son Musnad ou dans les premières  sections de ses Faḍā’il al-Ṣaḥāba, ne sont pas avares en informations au sujet de ‘Alī.

Il est en est de même, à une époque plus tardive, avec le Tārīḫ Dimašq d’Ibn ‘Assākir (499-571), dont la tarǧama consacrée à ‘Alī a même finalement été rééditée dans un opus à part tellement ce qu’il y insère est précieux.
Celui d’Ibn Abī Dunya (m. 281), le Maqtal Amīr al-mu’minīn, constitue l’un des tout premiers à ne traiter que de ‘Alī, mais n’insiste pas spécifiquement sur ses qualités de croyant.
En ce qui concerne les ouvrages dédiés à la famille élargie du Prophète, celui de Dūlābī (224-310), intitulé al-Durriyya al-Ṭāhira al-nabawiya, fait exception tant pour sa clarté que pour son esprit de synthèse, mais là encore, il n’est pas circonscrit aux « Gens du manteau ».
A notre connaissance, c’est Nassā’ī (215-303) qui ouvre la marche avec ses Ḫaṣṣā’iṣṣ al-Imām ‘Alī, ensuite suivi par Ibn Aḫī Tabūk (309-399), qui rédigera un Musnad qui préfigure en quelque sorte le travail d’Ibn al-Maġāzalī, lui-même suivi par ses contemporains, Abū Nu‘aym (334-430), avec son livre Mā nazala min al-Qor’ān fī ‘Alī, et Ibn Mardawayh (m. 419) et Ḫawārizmī (m. 568), avec leurs deux Manāqib.


A l’aune de ce qui précède, on s’aperçoit que les récits prophétiques qu’Ibn al-Maġāzalī condense en un seul thème, n’ont jamais été traités avec autant d’exhaustivité avant lui. Bien qu’ils se ressemblent en de nombreux points, le Musnad d’Ibn Aḫī Tabūk et les Ḫaṣṣā’iṣṣ de Nassā’ī, qui leur sont très proches, sont quand même beaucoup plus succincts que les Manāqib, qui abordent pour leur part des sujets également en lien avec la foi, inextricable, selon ce qu’explique l’auteur, de l’amour des Gens de la Demeure prophétique, ou en lien avec la résurrection, où là encore, ‘Alī  joue un rôle déterminant dans le devenir du croyant après sa mort. Quoique l’on puisse en penser au final, il est clair que les ḥadīt-s en question ont un ancrage certain dans le corpus sunnite des textes qui, jusque-là, étaient restés dispersés et intercalés au milieu de chapitres divers. L’originalité de ces auteurs, dont Ibn al-Maġāzalī brille objectivement par la qualité de son travail, aura donc été de rassembler ces données éparses et de montrer, avec plus ou moins de brio, combien les Ahl al-bayt se démarquaient des autres compagnons ou même du reste de la famille éloignée.

Coup d’œil sur le contenu des Manāqib Ahl al-bayt

Au vu du format, il est évidemment impossible de fournir un aperçu exhaustif du livre. Ceci étant, on s’efforcera quand même d’en révéler la substance, en traduisant les récits sur 

lesquels les savants musulmans se mettent d’accord. On amputera, par souci de concision, les chaînes de transmission qui se montrent particulièrement longues sur quatre siècles. Pour des raisons purement pratiques, on retiendra l’édition critique de Muḥammad Kāẓim al-Maḥmūdī (1427), bien que celle de Muḥammad Bāqir al-Bahbūdī (1394) soit tout aussi rigoureuse, tout simplement parce que les standards ont évolué et que la numérotation des ḥadīt-s rend les choses plus directes pour les citer. Maintenant que ces détails techniques d’ordre bien secondaire sont dits, voyons enfin ce que contiennent lesdits Manāqib.

26- […] Selon Abū Hurayra, le jour de ġadīr ḫomm, le Prophète prit ‘Alī par la main et dit : Reconnaissez-vous que mon droit sur les croyants est supérieur à celui qu’ils exercent sur eux-mêmes ? Et les gens dirent : Si, ô Messager de Dieu ! Alors il dit : (Donc,) pour qui je suis le maître, ‘Alī devient (désormais) son maître. ‘Omar s’avança et dit : Félicitations, ô ‘Alī b. Abī Ṭālib. Je te reconnais comme mon maître et le maître de tout croyant. Après quoi Dieu fit descendre le verset « Aujourd’hui, J’ai parachevé votre religion » (5 : 3) » (pp. 71-72).

41- […] Selon ‘Āmir b. Sa‘d, le Prophète dit à ‘Alī : « Tu occupes auprès de moi la station qu’avait occupé Hārūn auprès de Mūssā, sauf qu’après moi, il  n’y aura point de prophète » (pp. 84-85). 

69- […] Anas b. Mālik rapporte qu’il était un jour chez le Prophète et que celui-ci dit en regardant ‘Alī : « Lui et moi sommes un argument contre ma communauté le Jour de la résurrection » (p. 107).

70- […] Selon Abā Darr al-Ġifārī, le Prophète dit : « Celui qui doute de ‘Alī et/ou qui usurpe son califat après moi, est mécréant et entre en guerre contre Dieu et Son Messager » (p. 107).

72- […] Selon ‘Alī, le Prophète dit : « Le droit de ‘Alī sur les musulmans est semblable au droit du père sur son enfant » (p. 109).

73- […] Selon Anas b. Mālik, le Messager de Dieu dit : « Nous, les Banū ‘Abd al-Muṭṭalib, sommes les seigneurs du paradis, c'est-à-dire moi, ‘Alī, Ǧa‘far, Ḥamza b. ‘Abd al-Muṭṭalib, et Ḥassan et Ḥussayn » (pp. 110-111).

96- […] Selon ‘Alī, le Messager de Dieu dit : « Ô ‘Alī, tu es certes le seigneur des musulmans, l’Imām des pieux, le guide des illuminés et l’émir des croyants » (p. 130).

104- […] Selon ‘Alī, le Messager de Dieu dit : « N’eut-ce été toi, il aurait été impossible de distinguer les croyants (des incroyants) après moi » (pp. 135-136).  

123- […] Selon Ǧābir b. ‘Abdallāh, le Messager de Dieu dit : « Je suis la cité de la science et ‘Alī est sa porte. Que celui qui est en quête de science, passe par sa porte » (p. 152).

129- […] Selon ‘Alī, le Messager de Dieu dit : « (…) Et celui qui prétend y pénétrer sans passer par sa porte est un menteur ! » (p. 156).

130- […] Selon Ibn ‘Abbās, le Prophète dit : « Je suis la cité du paradis et ‘Alī sa porte. Que celui qui cherche à l’atteindre, passe d’abord par sa porte » (pp. 156-157).  

131- […] Selon ‘Abdallāh b. ‘Abbās, le Prophète dit : « Je suis la cité de la sagesse et ‘Alī sa porte. Que celui qui est en quête de sagesse, passe par sa porte » (p. 157).  

136- […] Selon Ǧābir b. ‘Abdallāh, le Messager de Dieu dit : « (…) Toi et moi, ô ‘Alī, avons été créés d’un même arbre, dont je représente les racines et toi la cime, et Ḥassan et Ḥussayn les branches. Quant à celui qui s’y accroche, Dieu le fera entrer au paradis » (pp. 160-161).

152- […] Selon Abā Darr al-Ġifārī, le Messager de Dieu dit : « L’exemple de ‘Alī est analogue à ce qu’est la Ka‘ba pour vous (ou pour cette communauté). L’admirer est une adoration, et accomplir le pèlerinage est une obligation… » (p. 176).

159- […] Selon Ibn ‘Abbās, le Messager de Dieu dit : « Le Jour de la résurrection, ‘Alī sera posté devant le bassin et nul n’entrera au paradis si ce n’est avec sa permission » (pp. 190-191).

176- […] Selon Ibn ‘Abbās, le Messager de Dieu dit : « L’exemple des Gens de Demeure est analogue pour vous à l’arche de Noé. Celui qui monte à bord est sauvé ; par contre, celui qui préfère rester à quai finira noyé » (p. 202).

242- […] Selon ‘Abdallāh b. Burayda, le Messager de Dieu dit : « Tout prophète eut un héritier et un successeur (en son temps). ‘Alī b. Abī Ṭālib est le mien » (pp. 273-274).

272- […] Selon Ḥabašī b. Janāda, le Messager de Dieu dit : « ‘Alī est de moi et je suis de lui » (pp. 293-294).

286- […] Selon Zayd b. Arqam, le Messager de Dieu dit : « Je laisse parmi vous deux Trésors : le livre de Dieu et ma famille. Les deux ne se sépareront que jusqu’à ce qu’ils me rejoignent au bassin » (p. 303).

329- […] Selon Abā Darr al-Ġifārī, le Messager de Dieu dit : « Ô ‘Alī, celui qui se sépare de moi se sépare de toi, et celui qui se sépare de toi se sépare aussi de moi » (p. 344).

Conclusion

Le livre Manāqib ‘Alī b. Abī Ṭālib ou Manāqib Ahl al-bayt est assurément unique en son genre. D’une part, comme il a été dit supra, pour sa primauté sur ceux qui l’ont succédés. D’autre part, parce qu’il est d’un intérêt certain pour le courant sunnite qui, pour des raisons principalement politiques, devenues ensuite idéologiques, s’est coupé de cette source d’enseignements qu’incarnaient les Gens de la Demeure prophétique, dont ‘Alī fut la figure de proue incontestée.

Il est impossible de connaître les motivations d’Ibn al-Maġāzalī autrement qu’en se référant à ce qu’il indique lui-même dans sa présentation liminaire de l’ouvrage. En tous les cas, il aura contribué - peut-être même involontairement - à restaurer l’image et le statut ô combien élevé de la sainte famille auprès du Prophète et de sa communauté. Grâce à ce travail, admirable par sa rigueur et son exhaustivité, le regard que l’on pourra porter sur l’islam, plus généralement, s’en verra de fait inévitablement modifié. 


[1] L’on connaît de lui un commentaire de l’histoire de cette ville attribuée à Aslam b. Sahl Baḥšal (Tārīḫ Wāssiṭ, pp. 11-12, ‘ālam al-kutub, Beyrouth, 1406 h).

[2] Ibn Naǧǧār, Dayl Tārīḫ Baġdād, XIX, pp. 49-50, n° 855, Dār al-kutub al-‘ilmiya, Beyrouth, 1417 h. Ibn Ḥaǧār al-‘Asqalānī, Tabṣīr al-muntabah bi-taḥrīr al-muštabah,  p. 380.

[3] Dr. Fāḍil Ǧābir Ḍāḥī, Mu’ariḫ madīnat Wāssiṭ wa ‘ālimuhā Ibn al-Maġāzalī, pp. 14-16, n° 24, Université des Sciences humaines, Wāssiṭ.

[4] Manāqib ‘Alī b. Abī Ṭālib, p. 8, édition critique de Muḥammad Bāqir al-Bahbūdī, Téhéran, 1394 q.

[5] Al-Ansāb, I, pp. 137-138, Dār al-ǧinān, Beyrouth, 1408 h.

[6] Bahbūdī, op. cit., p. 17. Il y a une petite erreur dans toutes les introductions qu’on a pu lire, puisque Sam‘ānī (m. 562), ie. l’auteur d’al-Ansāb, est présenté avec la kunya « Abū-l Maẓaffir ». Or, la sienne est « Abū Sa‘d ». La première est relative à son grand-père Manṣūr b. Muḥammad (426-489), exactement contemporain d’Ibn al-Maġāzalī (m. 483), mais Dahabī ne dit rien sur leur relation à eux deux en particulier (Siyar a‘lām al-Nubalā’, XIX, pp. 114-119, n° 62, mu’assassat al-Rissālat, Beyrouth, 1405 h). On ne sait donc pas si l’un fut disciple de l’autre et si cette relation s’est poursuivie avec les générations suivantes.

[7] Siyar a‘lām al-Nubalā’, XX, pp. 171-172, n° 107 ; Al-‘Ibar fī ḫabar man ġabar, II, p. 462, Dār al-kutub al-‘ilmiya, Beyrouth, 1405 h.

[8] K. al-Wāfī bi-l-wafayāt, XXII, p. 85, n° 78, Dār Iḥyā’ al-turāt al-‘arabī, Beyrouth, 1420 h.

[9] Minhaǧ al-sunna al-nabawiya, VII, p. 15, 1406 h.

[10] Dahabī, Ma‘rifat al-qurrā’ al-Kibār, II, p. 566, mu’assassat al-Rissālat, Beyrouth, 1408 h.

[11] Su’ilāt al-ḥāfiẓ al-Silafī, 68, n° 32, Dār al-fikr, Damas, 1403 h.

[12] En commentaire du verset « Et cramponnez-vous au câble de Dieu et ne soyez pas divisés » (3 : 103),  l’Imām Ǧa‘far al-Ṣādiq dit que « Celui qui s’accroche à la wilāya de ‘Alī est croyant, et celui qui la délaisse, délaisse la foi ». (Ḥākim al-Ḥassakānī, Šawāhid al-tanzīl, I, p. 169, n° 178, Téhéran, 1411 h).

[13] Manāqib Ahl al-bayt, p. 52, éd. vérifiée et présentée par Muḥammad Kāẓim al-Maḥmūdī, Téhéran, 1427 h.