D’une humanité avant Adam

Islamologie
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Pour un certain nombre de croyants dans le monde, l’origine de l’Homme s’explique par un ancêtre commun, Adam. Pendant des siècles, cette affirmation avait été tenue pour vraie, jusqu’à ce que les sciences modernes viennent l’infirmer.

Il nous avait été donné, à l’occasion d’une interview (LDC, juin 2019), d’expliquer les raisons qui amenaient à réviser ce paradigme traditionnel, au profit d’une lecture linéaire de l’histoire humaine. Il sera question ici d’en brosser simplement un résumé, sachant qu’un ouvrage à paraître permettra à l’intéressé de se référer à une quantité beaucoup plus importantes d’informations. Forcément, étant donné l’impératif de concision, l’impasse sera faite sur des sujets annexes mais non moins cruciaux, tels que l’usage de la raison en religion, la critique nécessaire des textes apocryphes, l’élaboration des dogmes autour de la problématique anthropogonique, etc.

Comme il vient d’être dit, beaucoup croient encore au sein des trois monothéismes, que notre existence est le fruit de l’union d’un couple prototypique, en l’espèce Adam et Ève, qui aurait vécu un temps au paradis avant d’être banni sur terre. Après cette chute physique, Hawâ’ telle qu’elle est appelée dans les langues sémitiques, c’est-à-dire « la mère de tous les vivants », aurait eu une succession de grossesses gémellaires, à la suite desquelles les primo-humains se seraient alors reproduits entre eux et auraient formé les premiers groupes ethniques de la planète.

C’est contre ce genre de littéralisme qui voudrait faire passer le Texte biblique et le Texte coranique pour des livres d’Histoire, qu’il s’agira d’abord de s’insurger.

Il conviendra, dans un second temps, de montrer factuellement que la thèse monogéniste, à savoir la thèse qui soutient que l’humanité actuelle serait le fruit du couple sus-cité, est parfaitement intenable au vu des découvertes récentes en paléanthropologie.

L’on proposera enfin l’hypothèse selon laquelle les concepts d’origine de l’Homme et de prophétie primordiale ne sont pas nécessairement antinomiques, à partir de l’instant où l’on postule pour un certain réalisme. En d’autres termes, il ne sera à aucun moment question de nier les découvertes archéologiques qui fournissent comme point de départ de l’humanité des dates vertigineusement reculées, ni non plus de nier qu’à un moment donné de l’Histoire, soit apparue l’idée d’un Dieu unique, à la fois immanent et transcendant, qui s’est décidé de communiquer avec les hommes sur terre.

Le problème de l’inceste originel

Affirmer que l’arbre phylogénétique de l’homme s’enracine du temps d’Adam pose une série de problèmes complexes.

Même si l’on ne tenait compte – ne serait-ce que provisoirement – de l’ancienneté de Sapiens et du genre Homo en général, reste que l’union d’un frère et d’une sœur demeure totalement prohibée en religion, quelque soient les formes traditionnelles que celle-ci a prises en différentes époques.

Pour preuve, le verset coranique (35 : 43) édicte qu’il ne saurait y avoir de changement dans la règle de Dieu, et un récit prophétique vient confirmer cet état de fait en rappelant que Muhammad ne se serait jamais permis de contredire la religion d’Adam[1]. Or, à ce que l’on sache, aucun dogme monothéiste ne tolère le mariage entre deux êtres ayant un lien de consanguinité aussi proche.

Et l’Imâm Ja‘far al-Sâdiq de s’inscrire en faux contre cette ubuesquerie en déplorant : « Mais comment peut-on soutenir ce genre de propos, que Dieu ait créé une ascendance à ses bien-aimés, à ses prophètes, à ses messagers, à ses imâms, aux croyants, aux croyantes et à ceux qui lui sont soumis, à partir d’un inceste ? N’était-Il pas capable de le faire à partir d’une union pure ? (...) Cela n’a été autorisé nulle part, ni dans la Torah révélée à Moïse, ni dans les Psaumes révélés à David, ni dans les Evangiles révélés à Jésus, ni non plus dans le Qor’ân révélé à Muhammad »[2].

 En somme, à l’aune de ce qui précède, il est évident que l’union des enfants d’Adam eut été théologiquement impossible entre eux.

L’hypothèse du préadamisme

Le calviniste Isaac La Peyrère proposa en son temps une théorie alternative qui est loin d’être dénuée de sens pour nous aujourd’hui, vu le contexte identitaire exacerbé dans lequel nous vivons.

Il envisage en effet, à partir d’une lecture attentive des premiers livres de la Genèse, que la venue d’Adam n’est pas du tout incompatible avec la présence d’hommes préadamiques. Il met en exergue le fait que lorsque Caïn a été chassé de la Présence divine, celui-ci craignait d’être tué (Gn 4, 14). Or, selon la chronologie biblique, il n’y avait sur terre en ce temps-là uniquement Adam et Ève, Abel ayant été victime d’un fratricide. Pourtant, ce chapitre montre le contraire, c'est-à-dire que la localité de Nôd dans laquelle il avait décidé de s’établir n’était pas du tout vide d’individus. Il est d’ailleurs indiqué plus loin (Gn 4, 17) qu’il s’y est marié. Il en est de même au chapitre suivant (Gn 5, 4) à propos de son frère Seth. 

Bien que les choses soient prises différemment dans le judaïsme, certains rabbins kabbalistes considèrent que le verset « Le soir advint, advint le matin ; jour second » (Gn 1, 8) est une preuve de l’existence de mondes antérieurs jusqu’à ce que soit créé ce monde-ci, caractérisé par sa perfection.

Voici comment le R. Yehoudah b. Simon l’entend : « Il n’est pas écrit : que ce soit le soir, mais simplement : le soir advint. D’où nous savons qu’un comput du temps préexistait. R. Abahu dit : Ceci prouve que le Saint Béni soit-Il continuait à créer des mondes et à les détruire jusqu’à ce qu’Il créât celui-ci et déclarât : celui-ci Me plaît, ceux-ci ne Me plaisaient pas ».

Ce à quoi le Dr Francis Weil ajoute que : « Ce midrach est à nos yeux, répétons-le, d’une importance cruciale : puisque le Créateur a procédé à des essais imparfaits, nous pouvons considérer que la tradition orale est compatible avec le concept des âges géologiques : le secondaire et le tertiaire, le pliocène et le jurassique étaient imparfaits et donc transitoire. Ainsi la tradition orale ne voit-elle d’objection ni aux données modernes de la géologie ni à celles de la biologie. Elle peut admettre l’existence des dinosaures et leur disparition ; elle accepte Darwin que rejettent absolument les intégristes de tout bord, salafistes, évangélistes et parfois juifs hyperorthodoxes, ignorants de leur propre tradition »[3]. 

Il y a dans le soufisme, un cas qui fait écho à cette thèse de cycles cosmiques successifs. Toutefois, l’idée s’élabore à partir d’une source différente. C’est Ibn ‘Arabî, dans ses Illuminations mecquoises, qui rapporte le premier un hadîth du Prophète, selon lequel il dit que : « Avant Adam, il y eut 100.000 Adam »[4]. L’information sera reprise quelques siècles plus tard par le maître égyptien Sha‘rânî, en exagérant peut-être le chiffre à 200.000 Adam[5]. Quoiqu’il en soit, comme le relève le Dr Su‘âd al-Hakîm[6], cette proposition audacieuse n’appartient qu’au soufisme du maître andalou. La seule antériorité qu’on pourrait éventuellement lui trouver serait du côté du chiisme duodécimain. 

Les Imâms de la Demeure prophétique tiennent en effet des propos similaires, notamment Ja‘far al-Sâdiq, qui confirment que « Avant que Dieu ne crée Adam, il y eut sur terre sept Adam »[7], autrement dit une multitude d’hommes qui y vivaient.  

En clair, les données scripturaires permettent déjà à elles seules de mettre en évidence l’occupation de la planète en des temps reculés, sans même qu’il soit nécessaire de faire intervenir des données scientifiques particulières. Ce corpus de textes, qui a bien sûr été synthétisé ici, montre qu’il y a en réalité plus d’éléments qui penchent en faveur de la thèse polygéniste qu’en faveur du monogénisme. En d’autres termes, l’humanité actuelle serait le fruit d’un grand brassage ethnique, dont les Adamites seraient une des constituantes.

La question de l’ancienneté du couple mythique

Les traditions religieuses, judaïsme en tête, estiment que les prémices de la création ont débuté il y a environ 6.000 ans. Evidemment, cette date est à prendre en termes symboliques, puisque si l’on y restait fidèle, le récit de la Genèse serait une complète ineptie. De toute façon, il est traditionnellement accepté que le terme yawm   en hébreu comme en arabe signifie, plus que des jours, de grandes ères historiques. Donc si l’on admet que ledit Texte rend compte d’un mythe, en ce sens qu’il raconte l’origine du monde et de l’Homme, il devient alors possible d’envisager de nouvelles pistes d’explication et ainsi se départir du littéralisme stérile que l’on dénonçait supra.

Reste quand même à déterminer à quelle espèce d’hominidés Adam et Ève appartenaient. Doit-on les considérer comme des Homo sapiens, autrement dit des êtres humains exactement comme nous ? Faut-il les faire remonter beaucoup plus loin dans le temps, à savoir aux premiers bipèdes montrant des signes d’humanité ? En clair, on s’interroge sur leur date d’apparition dans le Paléolithique, soit il y a plusieurs centaines de milliers d’années, soit il y a carrément des millions d’années.

Le plus probable est qu’un message divin ne s’adresse uniquement à une peuplade qui soit capable d’abstraction et de langage, et donc de comprendre des concepts d’une relative complexité[8]. Ce qui exclue de facto toutes les espèces antérieures à Sapiens, voire à Neandertal (si l’on juge son art tardif). Ainsi, pourra-t-on circonscrire momentanément les premières manifestations théophaniques à 350.000 BP maximum.

Se pose conséquemment la question de la transcription de ce message adressé aux hommes. Car si l’on accorde quelque crédit aux récits prophétiques qui parlent des feuillets qu’Adam[9] et son fils Seth[10] auraient possédés, ou plus explicitement d’écriture dans le cas d’Idrîs[11], cela inscrit les trois premières prophéties dans un cadre temporel encore plus restreint que celui du Paléolithique. Il ne s’agit plus ici de Préhistoire, bien que les Paléolithiques supérieurs aient été en tous points identiques aux Modernes, mais de la toute fin du Néolithique, avec l’apparition d’un mode de vie sédentaire et un mode de communication basé sur l’écriture. C’est ce que semble en tous cas décrire le Texte coranique (12 : 109) lorsqu’il est dit au Prophète : « Nous n’avons envoyé avant toi uniquement des hommes originaires de cités ».

 Par voie de conséquence, ceux à qui était adressé le message divin, étaient en mesure d’intelliger son contenu et de le conserver par écrit, en vue peut-être d’en communiquer la substance aux générations suivantes. Dans tous les cas de figure, ces hommes étaient sédentaires, donc au plus tard des Néolithiques. 

Si l’on admet désormais que la prophétie ne puisse descendre qu’en direction d’un peuple intellectuellement mûr pour y adhérer et que celui-ci se situe sensiblement au seuil de l’Histoire, dont l’écriture est le marqueur le plus fort, alors on peut légitimement penser que la révélation d’Adam se soit faite aux alentours du IVème millénaire avant notre ère.

C’est la thèse de l’Adam historique que l’on défend.

Et c’est même ce que le verset coranique (3 : 33) laisse entendre, lorsqu’il dit que : « Dieu a certes choisi Adam, Noé, la famille d’Abraham et la famille d’Imran au-dessus de tous les mondes ». Car, il y est sous-tendu qu’Adam a été choisi parmi les meilleurs des hommes de son temps. Ce qui est somme toute assez logique, un prophète ne venant uniquement pour prêcher à une population donnée, tel qu’il est dit : « Nous (Dieu) n’avons envoyé de messager que dans la langue de son peuple, afin de l’éclairer » (14 : 4).

Par conséquent, se distinguent deux temps dans l’histoire de l’Homme : celui de son origine mystérieuse et celui de son adhésion au credo monothéiste. L’Adam historique appartient à ce deuxième temps.

Précisons incidemment que le terme générique « Adam » peut également vouloir désigner l’Homme au sens large, l’humain, dont on pourrait trouver un synonyme dans les termes de ha-adam et de ‘ish en hébreu et de bashar en arabe. L’Adam historique, celui à qui est attribué ledit prénom, appartiendrait pour sa part à une ère où les hommes sont qualifiés d’insân.

Le métissage des humanités 

Néanmoins, que sait-on du premier temps, du temps des origines, et que peut-il nous apprendre sur notre nature humaine ?

Même s’il ne s’agit ici de porter un regard appuyé sur les origines biologiques du vivant, l’on peut quand même faire remarquer que l’odyssée humaine débute vraisemblablement avec Toumaï au Tchad il y a 7 millions d’années, avec Orrorin il y a 6 millions d’années et avec l’Australopithèque en Afrique orientale à partir de 5 millions BP. Mais cette aube naissante est encore circonscrite à l’Afrique jusqu’à Homo habilis. Un tournant véritablement notable est pris avec Homo erectus, qui sort le premier du continent, et dont on retrouve des fossiles principalement en Asie au plus tard à 1,6 millions d’années. Lui emboîte ensuite le pas, vers 760.000 BP, Homo heidelbergensis qui part pour l’Europe, dont Neandertal est un descendant et pour qui on retrouve des traces au plus loin à 450.000 BP.

En ce qui concerne Homo sapiens, les fossiles les plus primitifs remontent à 338.000 ans pour l’homme de Djebel Irhoud au Maroc[12], à 195.000 ans pour Omo Kibish en Ethiopie[13] et 200.000 ans pour l’homme de Kanjera au Kenya[14] qui, pour leur part, possèdent des caractéristiques beaucoup plus modernes que le premier. Sa migration la plus ancienne hors d’Afrique est estimée pour l’instant à 175.000 ans, selon les ossements retrouvés à Misliya en Israël[15]. Ce sera d’ailleurs au Moyen-Orient qu’il fera la rencontre de Neandertal, suite à une extension des calottes glaciaires polaires qui l’a obligé à chercher des lieux d’habitation plus cléments.

Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, Sapiens n’a pas exterminé Neandertal du fait de sa supériorité cognitive. Il l’a en fait assimilé en se liant génétiquement à lui. Autrement dit, la disparition de Neandertal est due au fait que Sapiens s’est métissé à lui, jusqu’à ce que les deux branches du genre Homo n’en forme plus qu’une. Ce métissage est tellement loin d’être un épiphénomène qu’on retrouve une quantité non négligeable de gènes en nous (à l’exclusion des Africains). Il est dit que chacun aurait 2 à 3 % de gènes néandertaliens en lui et que si ceux-ci étaient cumulés tous ensemble, cela donnerait l’équivalent de 20% de Neandertal en Homo sapiens[16].

Ce qui est suffisant pour dire que l’humanité actuelle est une humanité plurielle. D’autant que l’on retrouve des informations identiques en Afrique subsaharienne et en Asie continentale avec des branches encore plus anciennes du genre Homo[17].   

Par voie de conséquence, selon ces données scientifiques péremptoires, il est extrêmement difficile de continuer à faire d’Adam l’homme prototypique défendu par les littéralistes de toutes obédiences. 

Conclusion 

L’humanité est au contraire le fruit d’un brassage au long cours, dont Sapiens sapiens est la forme la plus aboutie ; entendons par « aboutie » le plus résistant aux phénomènes climatiques et bactériologiques, et celui qui montre des capacités cognitives les plus développées.

Une fois qu’il a fini d’élaborer son arsenal de techniques de survie (feu, chasse, pêche, habitation, repérage des migrations d’animaux, etc.), il s’est progressivement intéressé à des choses plus abstraites de sa culture, telles que l’inhumation et la communication par l’art.

Il s’est ensuite fait sédentaire au cours du Néolithique. Göbekli Tepe est sûrement le site le plus ancien (12.000 BP) qui témoigne de cette fixation sur du long terme. Ce qui nécessite le développement de l’agriculture, l’élevage, une architecture pérenne, et implique une forme d’organisation sociale et sociétale, l’édification d’infrastructures communes, etc.

  L’arrivée de l’écriture marque certainement un tournant dans cette odyssée humaine. Nous en avons des traces vers le milieu du IVème millénaire pour la première fois en hiéroglyphes avec la Palette du roi égyptien Narmer, et en cunéiforme avec les écritures administratives sumériennes découvertes à Uruk en Mésopotamie.

Il est d’ailleurs notable que ce tournant coïncide avec les dates annoncées par la Bible, ainsi qu’avec certaines des thématiques mythologiques, notamment la création de l’homme à partir d’argile, le jardin (d’Eden), la femme issue d’une côte, l’arche (de Noé), etc.

Il pourrait raisonnablement être rétorqué que la Bible a simplement hérité et remanié certains mythes en leur donnant une teinte monothéiste. Sauf qu’en Ethiopie et en Basse-Égypte à la même époque, la croyance en un Dieu unique aux noms multiples était déjà apparue…

L’égyptologue Louis-J. Morié abonde en ce sens en disant que : « Les Ethiopiens et les Egyptiens étaient des peuples dévots et foncièrement religieux : soit tendance naturelle, soit effet de l’éducation, ils voyaient Dieu partout dans l’univers ; ils vivaient en lui, par lui et pour lui ; leur esprit était plein de ses grandeurs, leur bouche pleine de ses louanges »[18].

L’archéologue Denis-Pierre de Prédals écrit pareillement que : « Bien que Dieu Suprême saisi selon la plus pure des visions monothéistes sous les traits du «…seul générateur dans le ciel et sur la terre et qui n’est point engendré… seul Dieu vivant en vérité… Celui qui s’engendre lui-même… qui existe depuis le commencement… a tout fait et n’a point été fait…», Amon, au nom signifiant mystère, adoration, se trouve un jour flanqué, doublé de Râ, le Soleil, ou converti en Osiris ou Horus. Ceci nous amène à comprendre que chez les autres peuples, ouverts ou non au monothéisme par l’exemple égyptien, un exemple s’est déroulé dans l’un ou l’autre sens »[19].

En tous les cas, le fait est que les premiers textes ayant à trait à la théologie, au devenir de l’âme après la mort et au jugement divin, se trouvent fichés dans les bas-reliefs des pyramides des Vème et VIème dynasties pharaoniques autour du milieu du IIIème millénaire avant notre ère, et pas ailleurs dans le monde à une époque aussi reculée.    

C’est ce qui nous a amené à émettre l’hypothèse que s’il devait y avoir un Adam historique, celui-ci serait très probablement égyptien. Ce qui conduit in fine à soutenir qu’il n’est aucunement le progéniteur de l’humanité, mais simplement un prophète venu édifier sa communauté autour de la croyance d’un Dieu unique.



[1] Tafsîr al-‘Ayyâshî, I, p. 312, n° 83, maktaba al-‘ilmiya al-islâmiya, Téhéran.
[2] Al-Sadûq, ‘Ilal al-sharâ’i‘, I, p. 24-26, n° 1-2, Dâr al-Murtadâ, Beyrouth, 1427.
[3] Les perles du Midrach, p. 21-22, éd. l’Harmattan, 2018.
[4] Futûhât al-makkiya, VI, Bâb 390, p. 369, Dâr al-kutub al-‘ilmiya (DKI), Beyrouth.
[5] Al-Yawâqit wa-l Jawâhir, I, p. 78, Dâr ihyâ’ al-turâth al-‘arabî, Beyrouth
[6] Al-Mu‘jam al-Sûfî, p. 57, ndbp 6, Dandara, Beyrouth, 1981
[7] K. al-Hafti wa-l Adhilla, Bâb 65, p. 174, Dâr wa Maktaba-l hilâl, Beyrouth, 1401 h.
[8] Qor., 2 : 31.
[9] Târîkh al-Tabarî, I, p. 313, Dâr al-ma‘ârif, Le Caire, 1387 h.
[10] Abû Nu‘aym, Hilyat al-Awliyâ’, I, p. 167, Dâr al-fikr, Beyrouth, 1416 h. Sahîh Ibn Hibbân, II, p. 76, al-Rissâla, 1408 h ; Sunan al-Bayhaqî, IX, p. 7, n° 17.711, DKI, 1424 h.
[11] Ibn al-Jawzî, al-Muntazam, I, p. 233 ; al-Ya‘qûbî, al-Târîkh, I, p. 36, al-A‘lamî, Beyrouth, 1431 h. ; Ibn ‘Assâkir, Târîkh Dimashq, XXIII, p. 275, Dâr al-fikr, Beyrouth, 1416 h. ; al-Majlissî, Bihâr al-anwâr, XI, p. 60, n° 68, 2ème éd., mu’assassa al-Wafâ, Beyrouth, 1403 h.
[12] http://www.hominides.com/html/actualites/chromosome-y-sapiens-338000-ans-0710.php
[13] J-J. Hublin, Quand d’autres hommes peuplaient la Terre, p. 145, éd. Flammarion, 2008.
[14] R. Leakey, Les hommes fossiles africains, in Histoire générale de l’Afrique, I, p. 262, UNESCO, 1986.
[15] https://www.hominides.com/html/actualites/homo-sapiens-misliya-175-200000-ans-israel-1198.php
[16] http://www.hominides.com/html/actualites/adn-commun-sapiens-neandertal-0790.php
[17] http://www.museedelhomme.fr/fr/combien-lignees-humaines-sont-origine-homme-moderne
[18] Histoire de l’Éthiopie, I, p. 102, Paris, 1904.
[19] Archéologie de l’Afrique noire, p. 37, éd. Payot, 1950.