La science a-t-elle trouvé le secret de l’éternelle jeunesse ?

Santé
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times

En pleine actualité sur l’âge pivot de départ à la retraite en France, l’'espérance de vie en bonne santé est au cœur des négociations. Celle-ci s'élève en France à 64,9 ans pour les femmes et 62,7 ans pour les hommes. L'espérance de vie, elle, est de 79,4 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes d’après les chiffres d’Eurostat 2017.

L’espérance de vie en bonne santé est un indicateur qui combine le nombre d’années vécues sans maladies et la qualité de vie durant ces années comme le maintien de l’autonomie dans les gestes du quotidien.

En tant que médecin, mon rôle est d’abord de traiter les maladies mais aussi de prévenir leur apparition. La question qui se pose dès lors est de savoir s’il est possible d’améliorer la longévité en bonne santé des êtres humains ou en d’autres termes d’éviter ou de retarder les pathologies liées au vieillissement ?

Le  vieillissement  se réfère aux changements intervenant avec le temps dans les organismes vivants comme dans les objets inanimés. Chez l’homme, c’est un processus complexe et multifactoriel qui entraine un ensemble de modifications altérant de manière progressive le fonctionnement moléculaire, cellulaire, tissulaire, organique et systémique. Tous ces mécanismes ne sont pas encore élucidés. 

 Il est scientifiquement avéré, que le vieillissement s’accompagne d’une augmentation des maladies dégénératives (maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, cataracte, dégénérescence maculaire liée à l’âge), des maladies cardiovasculaires (HTA, artériosclérose), du diabète et des cancers (colon, sein, prostate).

Alors, peut-on améliorer la longévité en bonne santé et ralentir le processus de vieillissement ?

 

Tout d’abord, pourquoi vieillissons-nous ?

Il faut savoir qu’il y a des centaines de théories qui tentent d’expliquer le processus du vieillissement. L’hérédité joue un rôle important pour le déterminisme du vieillissement et de la longévité de même que les facteurs environnementaux.

Schématiquement, Ces théories se divisent en deux groupes :

Les théories stochastiques : le vieillissement serait le résultat d’une série d’erreurs aléatoires dans la machinerie biochimique conduisant à un dysfonctionnement croissant des cellules et à la mort de l’organisme. La plus répandue est la théorie des radicaux libres, selon laquelle l’oxygène et les molécules oxydantes peuvent causer des dommages cellulaires qui s’accumulant avec le temps entrainent le processus du vieillissement.

Les théories déterministes : le vieillissement est programmé dans le matériel génétique. La théorie la plus en vue est celle du « soma jetable » ou « à usage unique ». Elle soutient l’hypothèse que les ressources du vivant sont prioritairement investies dans la reproduction, au détriment de la réparation des dommages que peuvent subir les cellules au cours du temps. Nous ne sommes donc que des porteurs de matériel génétique (spermatozoïdes, ovules) disponibles pour la reproduction et donc pour la préservation de l’espèce. Du point de vue de l’évolution, il est donc peu probable que la longévité humaine augmente car il n y a aucune raison d’investir plus dans nos systèmes de réparation et de protection. En effet, le vieillissement et la mort à 80 ans garantissent déjà que l’espèce humaine soit préservée.

Il existe une autre théorie déterministe soutenue entre autre par le Pr Longo : le vieillissement est programmé génétiquement mais il est possible d’améliorer les systèmes de protection et de réparation cellulaire afin de ralentir ou de retarder le processus de vieillissement[1].

 

Age biologique versus âge chronologique

 Il faut savoir distinguer deux types d'âge : l'âge chronologique, qui correspond au nombre d'années de vie, et l'âge biologique, influencé par nos gènes mais aussi par des facteurs environnementaux et comportementaux.

L'âge biologique est la mesure la plus fiable de l'âge réel car il est plus étroitement corrélé à la mortalité et à l'état de santé.

Une étude publiée en 2015 a analysé plusieurs marqueurs du vieillissement d’une population néo-zélandaise de plus de 1000 patients, dont les données ont été recueillies pendant 12 ans (entre 26 et 38 ans). 18 bio-marqueurs de la fonction des organes et de la santé globale (cœur, poumons, foie, reins, dentition, système immunitaire, système hormonal) établis comme facteurs de risque et/ou marqueurs de certaines pathologies liées au vieillissement ont été explorés.

Les résultats sont consternants : pour un âge chronologique de 38 ans et il a été constaté que certaines semblaient avoir biologiquement 30 ans et d’autres 60 ans[2].

De nombreuses équipes de recherche travaillent depuis de dizaines d’années sur l’identification de marqueurs fiables de l'âge biologique et du vieillissement précoce ou accéléré.

Dans une étude publiée très récemment en février 2020, les chercheurs mettent en avant l’importance d’une exploration conjointe des dommages et des mécanismes compensatoires de réparations pour étudier le vieillissement[3].

Les bio-marqueurs du vieillissement actuellement disponibles sont: l’instabilité génomique, le raccourcissement des télomères, la sénescence cellulaire, l’épi-génétique, les fonctions mitochondriales, le renouvellement protéique, l’épuisement des cellules souches, et l’altération de la communication intercellulaire. Aucun de ces marqueurs ne représente une mesure exhaustive du vieillissement biologique.

D’autres études sont nécessaires pour développer une méthode biologique fiable et applicable en pratique clinique courante. Cela permettrait tout d’abord d’identifier précocement un vieillissement pathologique et ainsi mettre en place des mesures de prévention. Cela nous permettrait aussi de mesurer l’effet des thérapeutiques visant à retarder le vieillissement.

La médecine anti-age :

Dès son apparition, la médecine dite « anti-âge » est très controversée. Elle est définie comme l’ensemble des interventions « qui visent à ralentir, arrêter, ou renverser les phénomènes associés au vieillissement et à allonger la durée de vie humaine maximale »[4].

Cette branche de la médecine a provoqué nombreuses réactions et débats houleux dans les milieux scientifiques car certaines pratiques ne respectent pas le dogme d’une médecine basée sur les preuves. De plus,  elle est la source d’un incroyable business anti-âge en paradoxe total avec l’éthique médicale.

Néanmoins, le progrès médical pourrait permettre, par des mesures préventives ou des traitements ciblés sur les déficiences, d’éviter certaines maladies liées au vieillissement  et améliorer la qualité de vie des individus.

En effet, l’avancée des connaissances et des technologies, ont permis une meilleure compréhension des mécanismes du vieillissement et les maladies liées à l’âge. De nombreuses équipes ont publié des résultats très promettant en recherche fondamentale et animale. Des études épidémiologiques humaines nous apportent aussi des orientations pertinentes. Enfin, plusieurs essais cliniques humains sont en cours. 

Dans cet article, je vais vous exposer les mesures préventives ayant démontrées à ce jour un effet sur le vieillissement et les maladies liés à l’âge.

Bien que les facteurs génétiques (hérédité) impactent de manière significative notre longévité, de nombreux facteurs environnementaux semblent influencer la longévité humaine.

  • La restriction calorique et le jeûne

 

La restriction calorique sans malnutrition consiste à diminuer ces apports caloriques journaliers soit par la diminution de la quantité de l’alimentation soit par le jeûne intermittent.

Cette pratique a été inspirée par l’étude de l’alimentation d’une région où la prévalence des centenaires est élevée l’Ile d’OKINOWA au Japon.  

Le premier essai clinique randomisé contrôlé destiné à mesurer les effets de la restriction calorique chez des personnes non obèses  « CALERIE » a été publié en 2018. Les chercheurs ont pu observer que, non seulement la restriction calorique a amélioré de 10 % l’efficacité du métabolisme des participants, mais a également permis de réduire sensiblement des dommages cellulaires liés au stress oxydatif[5].

Peu d’études cliniques humaines de longue durée explorent l’effet du jeûne sur la longévité. Une diminution des marqueurs de l’inflammation et du stress oxydatif sont retrouvés dans les études disponibles [6] [7] .  

Cette réduction du stress oxydatif et des processus inflammatoires retarderaient le vieillissement cellulaire et entraîneraient une diminution des risques de pathologies, telles que le cancer, les maladies cardio-vasculaires, le diabète et probablement certaines maladies neuro-dégénératives.

Une très récente revue de la littérature confirme l’existence d’arguments robustes en faveur de la restriction calorique grâce à des mécanismes de réparation et de régénération cellulaire (autophagie) pas encore complètement élucidés[8].

Sur le plan cérébral, de nombreuses études ont montré une perte de capacité des cellules neuronales à métaboliser efficacement le glucose avec l’âge. Cela provoquerait une famine lente des neurones et une déstabilisation des réseaux cérébraux à l’origine probablement de certaines démences. Une très récente étude, publiée ce mois ci, a montré qu’une source de carburant sous forme de cétones en pratiquant un jeûne intermittent de 12H la nuit ou un régime faible en glucides et enrichi en lipides permettait d’améliorer la stabilité des réseaux cérébraux chez les personnes âgées mais aussi chez les plus jeunes et peut être prévenir les démences liées à l’âge [9].

  • Le régime méditerranéen

Le rôle protecteur du régime méditerranéen a été découvert par l’étude de l’alimentation des crétois qui ont une haute prévalence de centenaires en bonne santé. Ce régime ce caractérise par une haute consommation d’huile d’olive, de fruits, de légumes, de légumineuses, de céréales complètes et de fruits à coques (noix, amandes); une consommation modérée de poissons et fruits de mers ; une faible consommation de produits laitiers, viande rouge, aliments ultra-transformés et sucres.

Plusieurs études ont mis en évidence ses bénéfices pour la santé cardiovasculaire[10] [11].

Au niveau de l’effet du régime méditerranéen sur la longévité, une étude de cohorte publiée en 2014 ayant suivie plus de 120.000 femmes a montré que l’adhérence plus forte au régime méditerranéen était associé à des télomères plus longs. Or les télomères, situés aux extrémités des chromosomes, sont des marqueurs cellulaires du vieillissement[12].

Les polyphénols

Le régime méditerranéen comporte des aliments riches en polyphénols contenus dans les végétaux et l’huile d’olive.

L’effet d’une alimentation riche en polyphénols a été explorée dans une étude publiée en 2013, chez  807 hommes et femmes de plus de 65 ans suivis pendant 12 ans. Un apport alimentaire élevé en polyphénols était associé à une réduction de 30% du taux de mortalité, toutes causes confondues, chez les personnes âgées[13]

D’autres exemples d’aliments riches en polyphénols comme le thé vert et le café sont ont montré des réductions sur les maladies et la mortalité [14] [15] .

La restriction protéique d’origine animale

Le régime méditerranéen comporte un apport protéique total modéré essentiellement d’origine végétal. Cet aspect protecteur d’une alimentation faible en protéine d’origine animale se confirme dans les études cliniques.

Une étude de l’université de Harvard sur 130 000 médecins et infirmières montre qu’un régime faible en glucides, riches en graisses animales et en protéines est associé à une plus forte mortalité soit totale, soit par cancer ou pathologies cardiovasculaires[16].

Une autre étude sur 40 000 hommes confirme qu’un régime alimentaire pauvre en glucides et très riches en protéines animales double l’incidence de diabète de type 2[17].

De nombreuses études épidémiologiques associent des taux sanguins élevés en IGF-1 (reflet de la consommation élevées en protéines essentiellement animales) à une incidence 2 fois supérieures voire davantage de cancers du sein, de la prostate et autres[18].

Toutes ces études montrent que l’adoption de quelques règles alimentaires simples complétées éventuellement par une supplémentation avec certaines vitamines et oligoéléments, pourrait avoir des effets bénéfiques importants sur l’espérance de vie en bonne santé.

 

Activité physique

De nombreuses études épidémiologiques ont montré que les individus ayant une activité physique régulière ont un meilleur état de santé et une espérance de vie plus grande que les individus sédentaires[19]. La sédentarité et le nombre d’heures passées assis sont associés à un risque accru de mortalité par maladies cardio-vasculaires, cancer et diabète de type 2 [20].

Une activité physique régulière d’endurance de type marche, vélo ou natation est associée à une diminution du diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires[21].

Une activité physique de résistance (musculation, gymnastique) permet le maintien d’une masse musculaire satisfaisante et la prévention de l’ostéoporose (responsable de fractures osseuses) chez le sujet âgé [22].

L'exercice régulier est aussi associé à une diminution de l’atrophie cérébrale chez les personnes âgées et pourrait réduire le risque de déclin cognitif et de démence [23].

 

La spiritualité et la religion

La majorité des recherches qui ont étudié les croyances et la pratique religieuse en lien avec la santé physique ont révélé que les personnes religieuses ou spirituelles sont en meilleure santé physique, qu’elles ont une conduite et un style de vie plus sains. De plus, la plupart des études ayant examiné la relation entre la pratique religieuse, la spiritualité et divers aspects de la santé mentale, ont révélé que les personnes qui ont une forme de pratique religieuse présentent une meilleure santé mentale et gèrent mieux le stress [24] [25].

 

Relations sociales et psychologie

De nombreuses études épidémiologiques suggèrent que la qualité des relations sociales est un déterminant clé de la santé et de la longévité[26].

Les personnes socialement isolées, stressées et dépressives sont en moins bonne santé psychologiques et physiques. Certains aspects négatifs associés à l’isolement social sont dus au stress psychologique qui est un facteur de risque clairement établi d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Alors  que les personnes socialement connectées, sereines, optimistes et heureuses semblent avoir une meilleure santé [27] [28].

Une méta-analyse de 24 études semblent montrer que les personnes se disant  heureuses vivent plus longtemps que celles qui s’estiment malheureuses[29].

D’après une étude de 2016 sur le statut marital de 3.000 centenaires belges il semble que les femmes vivant seule plus longtemps ont des chances plus importantes d’atteindre 100 ans alors que pour les hommes vivre avec leur épouse le plus longtemps possible est le plus bénéfique [30].  

Pour conclure, je dirais que de tout temps le mythe de la jeunesse éternelle a fasciné les humains. Les scientifiques se passionnent pour le sujet de la longévité et le grand défi actuel est de prévenir et traiter les maladies liées au vieillissement ainsi que de retarder ce processus.

En 2013, Google a lancé un vaste programme trans-humaniste de recherche sur le vieillissement, Calico se donnant comme mission de défier la mort. La firme a recruté beaucoup de chercheurs de très haut niveau et mis à sa direction des scientifiques ouvertement transhumanistes. Elle a investi 1,5 milliards de dollars dans ce projet. Peu d’informations filtrent sur l’avancée des recherches avec une véritable culture du secret qui exaspère une partie de la communauté scientifique. Les questions liées au trans-humanisme sont d’actualité : l’humanité a-t-elle vraiment intérêt à voir apparaître des super-hommes ? Au-delà du défi scientifique, cela mérite une vraie réflexion, éthique et philosophique.

 

[1] Valter D. Longo, Joshua Mitteldorf, et Vladimir P. Skulachev, « Programmed and Altruistic Ageing », Nature Reviews Genetics 6, no 11 (novembre 2005): 866‑72, https://doi.org/10.1038/nrg1706.

[2] Daniel W. Belsky et al., « Quantification of Biological Aging in Young Adults », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 112, no 30 (28 juillet 2015): E4104-4110, https://doi.org/10.1073/pnas.1506264112.

[3] Luigi Ferrucci et al., « Measuring Biological Aging in Humans: A Quest », Aging Cell 19, no 2 (février 2020): e13080, https://doi.org/10.1111/acel.13080.

[4] Robert H. Binstock, « Anti-Aging Medicine and Research: A Realm of Conflict and Profound Societal Implications », The Journals of Gerontology. Series A, Biological Sciences and Medical Sciences 59, no 6 (juin 2004): B523-533, https://doi.org/10.1093/gerona/59.6.b523.

[5] William E. Kraus et al., « 2 Years of Calorie Restriction and Cardiometabolic Risk (CALERIE): Exploratory Outcomes of a Multicentre, Phase 2, Randomised Controlled Trial », The Lancet Diabetes & Endocrinology 7, no 9 (1 septembre 2019): 673‑83, https://doi.org/10.1016/S2213-8587(19)30151-2.

[6] James B. Johnson et al., « Alternate Day Calorie Restriction Improves Clinical Findings and Reduces Markers of Oxidative Stress and Inflammation in Overweight Adults with Moderate Asthma », Free radical biology & medicine 42, no 5 (1 mars 2007): 665‑74, https://doi.org/10.1016/j.freeradbiomed.2006.12.005.

[7] Michelle N. Harvie et al., « The effects of intermittent or continuous energy restriction on weight loss and metabolic disease risk markers: a randomised trial in young overweight women », International journal of obesity (2005) 35, no 5 (mai 2011): 714‑27, https://doi.org/10.1038/ijo.2010.171.

[8] James L. Dorling, Corby K. Martin, et Leanne M. Redman, « Calorie Restriction for Enhanced Longevity: The Role of Novel Dietary Strategies in the Present Obesogenic Environment », Ageing Research Reviews, 25 février 2020, 101038, https://doi.org/10.1016/j.arr.2020.101038.

[9] « Diet modulates brain network stability, a biomarker for brain aging, in young adults | PNAS », consulté le 7 mars 2020, https://www.pnas.org/content/early/2020/03/02/1913042117.

[10] Ramón Estruch et al., « Primary Prevention of Cardiovascular Disease with a Mediterranean Diet Supplemented with Extra-Virgin Olive Oil or Nuts », New England Journal of Medicine 378, no 25 (21 juin 2018): e34, https://doi.org/10.1056/NEJMoa1800389.

[11] M. de Lorgeril et al., « Mediterranean Diet, Traditional Risk Factors, and the Rate of Cardiovascular Complications after Myocardial Infarction: Final Report of the Lyon Diet Heart Study », Circulation 99, no 6 (16 février 1999): 779‑85, https://doi.org/10.1161/01.cir.99.6.779.

[12] Marta Crous-Bou et al., « Mediterranean Diet and Telomere Length in Nurses’ Health Study: Population Based Cohort Study », BMJ 349 (2 décembre 2014), https://doi.org/10.1136/bmj.g6674.

[13] Raul Zamora-Ros et al., « High Concentrations of a Urinary Biomarker of Polyphenol Intake Are Associated with Decreased Mortality in Older Adults », The Journal of Nutrition 143, no 9 (septembre 2013): 1445‑50, https://doi.org/10.3945/jn.113.177121.

[14] Sarah Krull Abe et al., « Green Tea Consumption and Mortality in Japanese Men and Women: A Pooled Analysis of Eight Population-Based Cohort Studies in Japan », European Journal of Epidemiology 34, no 10 (octobre 2019): 917‑26, https://doi.org/10.1007/s10654-019-00545-y.

[15] Marc J. Gunter et al., « Coffee Drinking and Mortality in 10 European Countries: A Multinational Cohort Study », Annals of Internal Medicine 167, no 4 (15 août 2017): 236‑47, https://doi.org/10.7326/M16-2945.

[16] Teresa T. Fung et al., « Low-Carbohydrate Diets and All-Cause and Cause-Specific Mortality: Two Cohort Studies », Annals of Internal Medicine 153, no 5 (7 septembre 2010): 289‑98, https://doi.org/10.7326/0003-4819-153-5-201009070-00003.

[17] Lawrence de Koning et al., « Low-Carbohydrate Diet Scores and Risk of Type 2 Diabetes in Men », The American Journal of Clinical Nutrition 93, no 4 (avril 2011): 844‑50, https://doi.org/10.3945/ajcn.110.004333.

[18] Michael Pollak, « Insulin and Insulin-like Growth Factor Signalling in Neoplasia », Nature Reviews. Cancer 8, no 12 (décembre 2008): 915‑28, https://doi.org/10.1038/nrc2536.

[19] R. R. Pate et al., « Physical Activity and Public Health. A Recommendation from the Centers for Disease Control and Prevention and the American College of Sports Medicine », JAMA 273, no 5 (1 février 1995): 402‑7, https://doi.org/10.1001/jama.273.5.402.

[20] Aviroop Biswas et al., « Sedentary Time and Its Association with Risk for Disease Incidence, Mortality, and Hospitalization in Adults: A Systematic Review and Meta-Analysis », Annals of Internal Medicine 162, no 2 (20 janvier 2015): 123‑32, https://doi.org/10.7326/M14-1651.

[21] John A. Hawley et John O. Holloszy, « Exercise: It’s the Real Thing! », Nutrition Reviews 67, no 3 (mars 2009): 172‑78, https://doi.org/10.1111/j.1753-4887.2009.00185.x.

[22] Mark A. Williams et al., « Resistance Exercise in Individuals with and without Cardiovascular Disease: 2007 Update: A Scientific Statement from the American Heart Association Council on Clinical Cardiology and Council on Nutrition, Physical Activity, and Metabolism », Circulation 116, no 5 (31 juillet 2007): 572‑84, https://doi.org/10.1161/CIRCULATIONAHA.107.185214.

[23] Teresa Liu-Ambrose, Cindy K. Barha, et John R. Best, « Physical activity for brain health in older adults », Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism 43, no 11 (11 octobre 2018): 1105‑12, https://doi.org/10.1139/apnm-2018-0260.

[24] Harold G. Koenig, « Religion, Spirituality, and Medicine: Application to Clinical Practice », JAMA 284, no 13 (4 octobre 2000): 1708‑1708, https://doi.org/10.1001/jama.284.13.1708-JMS1004-5-1.

[25] Shri K. Mishra et al., « Spirituality and Religiosity and Its Role in Health and Diseases », Journal of Religion and Health 56, no 4 (août 2017): 1282‑1301, https://doi.org/10.1007/s10943-015-0100-z.

[26] Naomi I. Eisenberger et Steve W. Cole, « Social Neuroscience and Health: Neurophysiological Mechanisms Linking Social Ties with Physical Health », Nature Neuroscience 15, no 5 (15 avril 2012): 669‑74, https://doi.org/10.1038/nn.3086.

[27] A. Rozanski, J. A. Blumenthal, et J. Kaplan, « Impact of Psychological Factors on the Pathogenesis of Cardiovascular Disease and Implications for Therapy », Circulation 99, no 16 (27 avril 1999): 2192‑2217, https://doi.org/10.1161/01.cir.99.16.2192.

[28] S. Cohen et al., « Social Ties and Susceptibility to the Common Cold », JAMA 277, no 24 (25 juin 1997): 1940‑44.

[29] Bruno S. Frey, « Happy People Live Longer », Science 331, no 6017 (4 février 2011): 542‑43, https://doi.org/10.1126/science.1201060.

[30] Michel Poulain et Anne Herm, « Centenarians’ Marital History and Living Arrangements: Pathways to Extreme Longevity », The Journals of Gerontology: Series B 71, no 4 (1 juillet 2016): 724‑33, https://doi.org/10.1093/geronb/gbv082.